Réunion des recteurs et marguilliers des paroisses de Paris et de la région parisienne

Une réunion des recteurs et marguillers des paroisses de l’Archevêché à Paris et dans la région parisienne avec les membres du Conseil de l’Archevêché s’est tenue, le samedi 19 février 2005, dans les locaux de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, à Paris, de 10 h à 13 h, sous la présidence du Père Boris Bobrinskoy, qui avait été désigné à cet effet par Mgr l’Archevêque Gabriel, hospitalisé suite à un accident de voiture (voir communiqué de l’Administration Diocésaine du 16 février 2005).

Vingt sept personnes, clercs et laïcs, ont participé à cette réunion qui avait à son ordre du jour les thèmes suivants :

  1. Questions administratives : relations avec l’Administration diocésaine, tenue des registres paroisiaux, envoie des copies des comptes rendus des Assemblées Générales paroissiales annuelles à l’Administration Diocésaine, problèmes de communication, projet de catéchèse pour les nouveaux immigrants d’Europe de l’Est, actions d’aide sociale, etc.

  2. Questions financières : quêtes et versements des cotisations paroissiale au profit du diocèse, achat obligatoire des cierges par les paroisses auprès de la SDO, assurances.

  3. Information sur la situation de l’Archevêché : cas de la paroisse de Biarritz, relations de l’Archevêché avec le Patriarcat de Moscou, état de la réflexion sur l’Eglise locale et l’avenir de l’Archevêché.

Sur chacun de ces points une large discussion s’est instaurée entre les participants, représentants des paroisses, membres de l’Administration Diocésaine et du Conseil de l’Archevêché.

Nous reproduisons ci dessous le message adressé par Mgr Gabriel aux participants et dont lecture a été donnée par le protopresbytre Boris Bobrinskoy, à l’ouverture de la réunion.


Message de Mgr l’Archevêque Gabriel aux participants à la réunion des recteurs et marguilliers des paroisses de Paris et de la région parisienne

(19 février 2005)

Mes bien chers et révérends Pères,
Mes chers enfants spirituels,

Vous avez, sans doute, appris les raisons pour lesquelles je ne suis pas parmi vous aujourd’hui. Pourtant, je me faisais une joie de vous retrouver tous pour cette réunion de travail. Mais le Seigneur en a disposé autrement. Il faut savoir accepter sa volonté. C’est une leçon pour tous, à commencer pour moi, votre archevêque. Je demande à tous vos prières pour un prompt rétablissement.

Il y a maintenant de nombreuses années de cela, en février 1980 - nous ne sommes plus nombreux à en être les témoins -, nous avions eu ici même, à la cathédrale, une réunion pastorale, à laquelle notre Archevêque de l’époque, Vladyka Georges (Tarassoff), n’avait pu assister, car il était malade. Il nous avait fait passer ce message à nous, ses prêtres - j’étais déjà là -, par l’intermédiaire de Mgr Georges (Wagner) et de Mgr Roman : « Dites leur à tous que je les aime ». Je voudrais reprendre ces paroles de Vladyka Georges et vous dire à mon tour : « Sachez tous que je vous aime ».

La rencontre d’aujourd’hui, à laquelle vous avez été invitée, je crois, a quelque chose d’inédit. Je ne pense pas qu’une rencontre de ce genre ai eu lieu dans notre Archevêché ces trente dernières années. Il ne s’agit pas d’une réunion ayant un caractère statutaire, décisionnel, mais d’une réunion d’échange d’informations et d’opinions. J’espère que cela ne sera pas la dernière ici, à Paris. J’espère que d’autres suivront aussi, cette année, dans les autres régions et pays où nous avons des paroisses et communautés. En mon absence, j’ai demandé au doyen en ordination de notre clergé, le très révérend père Boris Bobrinskoy, protopresbytre du trône œcuménique et doyen de l’Institut Saint-Serge, de présider cette réunion.

Nous avions commencé il y a déjà quelque temps à préparer la réunion d’aujourd’hui avec les responsables de l’Administration diocésaine. Il devait s’agir d’une réunion d’information sur une série de questions d’ordre pratique, tant sur le plan administratif, juridique et financier. Je voulais aussi que nous poursuivions ensemble notre réflexion sur le sens de l’Eglise locale, sur le sens et la mission de notre Exarchat, son présent et son avenir. Tout cela dans le cadre de la concertation que je mène depuis mon élection et mon intronisation, et dans le prolongement des travaux de notre assemblée pastorale du 1er novembre dernier, qui, d’après tous les échos que j’ai pu avoir a été très fructueuse. C’est pourquoi il m’a paru utile de réunir, en commençant par Paris et la région parisienne, non seulement les recteurs des paroisses, mais aussi les marguilliers, qui sont souvent, aux côtés de nos prêtres, la cheville ouvrière de nos communautés et en connaissent les difficultés, les aspirations, les possibilités. Je pense que mon absence ne doit pas changer le programme prévu.

Mais je voudrais vous dire une chose. Nous commençons ce soir le livre du Triode, avec la période préparatoire à l’entrée dans le saint et grand carême : il y aura le Dimanche du Pharisien et du Publicain, puis le Dimanche du Fils prodigue, le Dimanche du Jugement dernier, le dimanche du Pardon. Les thèmes de chacun de ces dimanches, avec leurs lectures bibliques et leurs textes liturgiques inspirés, doivent être pour chacun de nous, membres du clergé et laïcs, autant de sujets de réflexion attentive, de ressourcement, de conversion intérieure.

N’imitons pas l’orgueil, l’hypocrisie et la duplicité du Pharisien. Soyons prêt à revenir dans la Maison du Père, notre Sainte Eglise, où il y a de la place pour tous ceux qui aiment la beauté de la demeure céleste. Ayons toujours à l’esprit la réponse que nous serons amenés à donner devant le redoutable tribunal du Christ quant à nos paroles et actes de notre vie personnelle, de notre ministère ecclésial, de notre service des hommes. Sachons pardonner à tous, à nos proches comme à ceux qui nous sont loin, à nos amis comme à nos ennemis, à ceux qui nous soutiennent comme à ceux qui nous calomnient, « à cause de la bonne nouvelle de la Résurrection du Christ » qui seule doit guider notre vie.

C’est dans cet esprit que je donne ma bénédiction à vos travaux et je vous souhaite d’avoir une discussion sereine et responsable, en gardant toujours conscience de l’immense responsabilité qui pèse sur nous, malgré - ou plutôt grâce - à toutes les opinions que nous pouvons avoir les uns les autres, celui de préserver intact le vase fragile et précieux qu’est l’Eglise du Christ, manifestée ici et maintenant dans notre participation commune au Saints Mystères qui donnent la vraie vie.

Que la bénédiction et la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit soient sur vous tous. Amen.

† Gabriel, Archevêque de Comane
Exarque du Patriarche Œcuménique

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