Fête patronale du monastère de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu à Bussy-en-Othe

Au cours de la Vigile, Monseigneur Jean a laissé les prêtres et les moniales célébrer l’office selon le typikon et dans l’esprit du monastère, il y a pris part dans la prière, assis aux côtés des reliques de saint Alexis d’Ugine. Au début du Canon des Matines, l’Archevêque a pris le soin de donner sa bénédiction à chacun des fidèles qui s’étaient rassemblés en grand nombre dans la grande église du monastère dès la veille de la fête.

Le lendemain matin, Monseigneur Jean a célébré la Divine Liturgie, entouré par le clergé desservant le monastère, le Hiéromoine Athanase ( Patriarcat de Roumanie) qui a célébré pendant des nombreuses années au monastère et le Protopresbytre Boris Bobrinskoy.

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Après la lecture de l’Évangile, l’Archevêque-Exarque a prononcé une homélie sur la grâce et l’amour de Dieu pour les hommes, dont nous sommes appelés à devenir les relais dans ce monde, à l’image de la Mère de Dieu qui en est le calice le plus parfait.

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« En célébrant aujourd’hui la fête de le Protection de la Mère de Dieu, nous célébrons et nous louons l’amour et affection infinie de la Mère de Dieu, qui couvre de son voile ceux qui sont dans l’affliction, dans la maladie et aussi tous ceux qui font action de grâce dans leur cœur.

Comme nous l’enseigne le Seigneur dans Son Évangile, si on aime ceux qui nous aiment, c’est facile. Mais aimer ceux qui ne nous aiment pas, cela est déjà un peu plus difficile. Nous devons dépasser les limites humaines pour ouvrir notre cœur même envers ceux qui ne nous aiment pas. « Aimez vos ennemis » dit le Seigneur. Lui qui a aimé l’humanité entière jusque sur la Croix.

Que faisons-nous lorsque nous sommes dans cette dynamique ? Et bien nous vivons et nous montrons cette miséricorde de Dieu envers tout homme. Être miséricordieux, cela ne signifie pas être sans discernement mais appliquer la miséricorde avec justesse dans la foi ; accepter de voir ceux qui sont dans le désespoir, dans le malheur et la maladie, dans le désespoir de vivre. C’est d’apporter la douceur et la miséricorde, qui est le véritable défi dans ce contexte. Nous ne sommes pas Dieu mais nos humbles paroles, nos humbles mains et l’ouverture de notre cœur vont apporter cette confiance et cette joie qui fait que nous ne tombons pas dans le désespoir. Cela constitue le propre de la foi mise en pratique dans le quotidien, que Dieu nous donne de cultiver à chacun d’entre nous. Nous sommes appelés à cultiver cette foi partout, comme ici, dans ce saint monastère, mais aussi sur notre lieu de travail et dans notre lieu de vie. Le Seigneur nous invite à avoir partout, à tout moment et envers chaque homme, cette attitude ouverte et humble de celui qui ouvre son cœur.

Nous nous réjouissons en ce jour d’être sous le voile de la Mère de Dieu. Que nos cœur soient ouverts pour recevoir cette générosité, afin que nos mains, nos cœurs et nos paroles puissent dispenser cette grâce. C’est cela être chrétien : apporter cette grâce, cette douceur et cette miséricorde partout, à tous. Notre société est pleine de désespoir et de crainte. Apportons-y donc cet amour compatissant du Seigneur. Un amour non payé mais gratuit. Un amour désintéressé, qui ne cherche pas de gratification, de louange, ni même d’amour en retour. C’est cela que l’Église apporte à tous : la grâce et la gratuité. Par cette pratique, nos communautés monastiques, paroissiales ou familiales seront emplies de la grâce et de l’amour de Dieu, au milieu d’une civilisation en douleur. Si nous vivons dans cette grâce, alors nous apportons cette miséricorde et ce sourire de Dieu au milieu des hommes.

Que cette fête soit pour chacun de nous l’occasion de recevoir cette grâce et de voir que le voile de la Mère de Dieu est toujours ouvert au-dessus de nous, et aussi l’occasion de lui manifester notre reconnaissance pour son intercession pour nous auprès du Christ, à qui revient la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »

La célébration s’est prolongée par une grande procession à travers le monastère et son domaine. C’était l’occasion pour l’Archevêque de bénir ces lieux de prière et d’ascèse mais aussi pour tous ceux qui s’y sont joints de recevoir cette bénédiction et toute la grâce qui se réprend de ces lieux saints. Avant de rentrer dans l’église, Monseigneur Jean a également béni ladite « cabane du catéchisme » qui accueillera bientôt les enfants et leurs enseignants en face de l’église.

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Après la Liturgie, la mère higoumène Aimilianie a convié tous les visiteurs à prendre part aux agapes préparées par les sœurs du monastère.

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Lecteur Pierre Benice

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