20 octobre 1935 - Révélation miraculeuse de l’icône de la Résurrection et des douzes fêtes

Cette icône très ancienne (probablement du 17ème siècle) s’est révélée à nos yeux, miraculeusement, le 20 octobre 1935.

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Icône de la Résurrection

Voici son histoire

Une paroissienne N. de l’église d’Asnières s’est vue confier une sorte de planche avec laquelle les enfants jouaient par terre, la rayant, y enfonçant des clous. La forme et l’aspect de la planche faisaient penser à une icône et N. demanda qu’on la lui. remette, puis elle la donna à l’église. La planche-icône, noire et indéchiffrable, fut confiée à un iconographe-restaurateur qui ne pût rien faire pour la remettre en état. Finalement elle fut placée dans le sanctuaire, ce qui rassura N., restée fort inquiète au sujet de cette icône, qu’elle appelait martyre "Elle porte, comme notre Seigneur, la marque des clous" disait-elle.

En 1935 une maison fut louée à Rozay en Brie, avec l’espoir d’y fonder une communauté monastique qui prendrait soin de Personnes âgées. Peu à peu commença l’installation d’une Petite chapelle, et l’église d’Asnières envoya toute une série d’icônes pour sa décoration, dont l’icône noire. Les soeurs décidèrent de la fixer à un mur peu éclairé afin qu’elle passe inaperçue, puisqu’on ne pouvait la vénérer.

Le Métropolite Euloge et d’autres membres du clergé étaient attendus le 20 octobre 1935 pour bénir la nouvelle chapelle ainsi que la petite communauté, dont faisait partie soeur Lydie, nommée plus tard mère Théodosie. la future abbesse du monastère de BUSSY. La veille, toutes les soeurs se préparaient activement afin que tout soit beau, propre et en ordre, puis elles se retirèrent dans leurs cellules pour la nuit.

Récit de mère Théodosie, témoin du miracle

« Tôt le lendemain matin N. descendit à la chapelle. Tout à coup un cri retentit dans la maison, un cri tel, que je ne l’oublierai jamais. "Matouchka ! Venez vite" Nous nous précipitâmes vers la chapelle et nous fûmes pétrifiées l’icône noire resplendissait miraculeusement, il était évident que cette icône représentait la Résurrection du Christ et les Douze grandes Fêtes du cycle liturgique.

Je me sentais particulièrement coupable, moi, qui avais voulu la placer sur un mur sombre pour qu’on ne la voit pas !

Déjà l’icône était merveilleuse ; par la suite les éraflures se recouvrirent d’un filet d’or, tout comme les blessures se cicatrisent sur un corps humain. Le plus infime détail apparaissait nettement : on pouvait, par exemple, compter les poils de la queue de l’ânon lors de l’Entrée du Christ à Jérusalem. L’icône semblait vivre de l’intérieur.

Lorsqu’arrivèrent Monseigneur Euloge et son clergé, notamment le Père Méthode,-à l’époque recteur de la paroisse d’Asnières, d’où venait l’icône- et qu’ils eurent pris connaissance du miracle, ils décidèrent de dédier l’église à la Résurrection du Christ, et non à la Mère de Dieu, comme nous l’avions pensé auparavant. Ainsi nous aurions deux fêtes : le 20 octobre, jour du miracle et le 13 Septembre, jour de la dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem.

De tous ceux qui ont assisté à ce miracle je reste seule. »

Soeur Lydie, devenue par la suite Mère Théodosie, fut nommée Supérieure du Monastère Notre-Dame de Toute Protection, à Bussy en Othe. La maison de Rozay en Brie transformée en maison de retraite fut fermée en 1972 et l’icône fut solennellement ramenée à Asnières. C’est là qu’elle est vénérée jusqu’à ce jour.


Tropaire, ton 4

Comme Tu as orné de splendeur le firmament céleste, sur terre aussi Tu pares de beauté la sainte demeure de Ta gloire, Seigneur. Pour les siècles des siècles, affermis-la et par les prières de la Mère de Dieu, agrée les incessantes supplications qu’en ce temple nous faisons monter jusqu’à Toi, Seigneur, notre vie et l’universelle résurrection.

Kondakion, ton 4

L’Eglise s’est montrée comme un ciel aux mille feux, illuminant l’ensemble des croyants ; nous y chantons : Seigneur, affermis ce temple saint !

13 septembre - Commémoration de la dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem

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