Protopresbytre Alexis Kniazeff

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père Alexis Kniazeff

À l’occasion du 15ème anniversaire de la mort du protopresbybtre Alexis Kniazeff, une panikhida a été célébrée à 19h, le mercredi 8 février 2006 en la cathédrale Saint Alexandre Nevsky.

Le Protopresbytre Alexis Petrovitch Kniazeff est né le 3 (16 [1]) avril 1913 à Bakou dans le Caucase [2]. Il suit l’école primaire dans son pays, puis arrive en France avec ses parents à l’automne 1923, où il fait ses études secondaires, d’abord au lycée de Nice (1923-1927), puis au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine près de Paris.

En 1935, il termine ses études de droit à la Faculté de Droit de Paris, avec le titre de licencié en droit. En 1936, il sort major de l’Académie Commerciale près l’École des Hautes Études Commerciales de Paris et, à la sortie, travaille pendant deux ans dans les assurances.

En 1938, il s’inscrit à la rentrée universitaire à l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge à Paris. Il y termine ses études en juillet 1942 avec le titre de licencié en théologie. Il obtient alors une année d’études supplémentaires et, en juillet 1943, est retenu comme assistant à la chaire de dogmatique. En 1943-1944, il fait, en qualité d’assistant du Père Serge Boulgakov, un cours de dogmatique.

Après le décès du Père Serge Boulgakov, il assure entièrement le cours de théologie dogmatique jusqu’en 1950, année où il est élu à la chaire d’Ancien Testament, sur la proposition du professeur Anton Vladimirovitch Kartachov.

En 1947 (février) il est ordonné prêtre, et célèbre à la paroisse de la présentation de la Vierge au temple à Paris où il est nommé troisième prêtre ; il y assure également la catéchèse. Il devient également aumonier à la section des jeunes de l’ACER, ainsi qu’aux camps d’été de l’ACER, et ce pendant 30 ans. À partir de 1952, il est aussi curé de l’église Saint-Nicolas, à la Maison de retraite des Anciens combattants russes à Montmorency, dans le Val-d’Oise.

En 1954 il soutient sa thèse de doctorat sur « La lettre d’Aristée à Philocrate » et est nommé professeur titulaire à l’institut Saint-Serge. En 1956, il acquiert la dignité d’archiprêtre mitré. En 1965, après la mort de l’évêque Kassian (Bezobrazov), il est élu et nommé Recteur de l’Institut de Théologie, fonction qu’il exercera jusqu’à sa mort. Outre ses fonctions académiques, il est également nommé prêtre à la paroisse Saint-Serge à Paris.

En octobre-décembre 1965, il est envoyé comme observateur, avec d’autres orthodoxes, à la IVe session du Concile de Vatican II. En 1968, il est élu docteur honoris causa de l’Académie de Théologie de Saint-Vladimir aux États-Unis.

Depuis la mort du père Nicolas Afanassiev, il assurait, outre le cours d’Ancien Testament, un cours complet de droit canon, et travaillait également à un cours sur la vénération orthodoxe de la Mère de Dieu. Depuis 1959, après la mort du père Cyprien Kern, il organisait chaque année à l’Institut de Théologie un Congrès liturgique international et inter-confessionnel, Congrès qui a lieu tous les ans depuis 1952, en juin, à l’Institut Saint-Serge.

Il est élevé à la dignité de protopresbytre en mai 1975.

Il est rappelé au Seigneur le 6 février 1991.

Il était marié, père de quatre enfants (deux fils, deux filles) et grand-père de huit petits enfants.


D’après un article du Messager orthodoxe n°114

[1] À l’époque, la Russie avait le calendrier Julien pour calendrier civil

[2] Bakou est aujourd’hui la capitale de l’Azerbaidjan

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